dimanche 7 juin 2009
AU BALCON DE LA CLINIQUE
Je contemple la nature
Le monde est cynique
Le cortège du corbillard passe
Des fumées noires s’échappent
Les joueurs du billard se fracassent
Les filles de joie pavanent
Le menuisier scie la bière
A coté on siffle la bière
Les fleurs basanées se fanent
La sirène au loin résonne
Les médecins s’agitent
La cloche de la cathédrale carillonne
Le cimetière s’ouvre
La terre recouvre
Tout s’accomplit
Dieu prie
Le diable rit
Le paradis et l’enfer se ferment
Au balcon de la clinique
Le monde est cynique.
Divers poèmes Lomè 02 /08
samedi 23 mai 2009
Llyne
Dans mes allers et retours
Je t’ai croisée au pays des cocotiers et des vagues
Belle, tu as emporté mon cœur
Te dire, j’en étais incapable
Des saisons se sont écoulées
Mes erratiques pas s’estompent dans ma tragique terre
Au charme ensoleillé et ensablé
Te voilà, tel un soleil de printemps
Pèlerin je cueille à ton ombre les éphémères grappes de mes errances
Tu repartiras, moi aussi, chacun de son côté
A la quête du lointain et proche bonheur
Du pays des cocotiers et des vagues, tu repartiras
Moi de la ville des collines, j’irai
Seules collines et vagues ne peuvent se rencontrer
Dans ma mémoire amnésique des temps qui coulent
Je t’y grave pour que le temps ne t’écoule
Les collines et les vagues ne peuvent avoir raison
Des cœurs se sont épris.(61008)
mercredi 13 mai 2009
Lettre à Messieurs le Président et aux Rebelles
Je ne sais par où commencer.
J’ai horreur de tout ce qui se passe au Tchad.
Je viens par cette lettre vous exprimer
mon indignation face à ces interminables guerres
qui font tant de victimes et de mal à notre pays,
qui font de notre pays un Etat à l’éternel recommencement.
Je suis né un an après le coup d’Etat qui a renversé Ngarta.
Aujourd’hui, j’ai l’âge de Jésus des chrétiens.
A 3 ans, à califourchon sur le dos de ma mère enceinte,
nous avons couru esquivant les balles jusqu’à Koundoul.
Depuis ce jour, à chaque décennie, nous sommes en cavale.
Vous savez Monsieur le Président
et Messieurs les Rebelles pourquoi cette guerre !
Vous, monsieur le Président défendez la Patrie ,
l’Intérêt national !
D’aucuns disent intestinal !
Vous, Messieurs les Rebelles, vous voulez faire partir celui qui s’est installé par les armes !
Et vous pensez qu’il a assez sucé et que c’est votre tour !
Et le peuple Tchadien dans tout ça ?
Moi, mon seul problème, j’en ai marre de la guerre !
La guerre devient notre identité remarquable
Elle nous accable partout où nous sommes.
Vraiment, Monsieur le Président et Messieurs les Rebelles,
J’en ai vraiment marre de la guerre !
J’en ai marre de voir les hommes tomber sous des balles !
Je ne suis pas stupide, je sais comme tous les autres tchadiens,
qu’il y a des gens qui tirent les ficelles
Et nous dansons comme des marionnettes
Je crois que nous sommes assez intelligents pour leur dire d’arrêter
et pour les envoyer au diable !
Pour jeter les fusils qui les nourrissent et nous tuent pour vivre,
Vivre pleinement des richesses humaines et matérielles de notre pays.
Monsieur le Président et Messieurs les Rebelles,
peut-être le ton colérique
de ma lettre vous aura choqué, je vous prie de m’en excuser !
Je souhaite à tous les miens assez de lucidité pour qu’advienne le Tchad de mes rêves,
Un Tchad de paix stable, de compréhension et de bon vivre !
Votre compatriote MagEy
dimanche 10 mai 2009
RENCONTRE AVEC LES JEUNES A KRIBI
Du 1er au 3 mai 2009, a eu lieu à Kribi.
la Rencontre nationale du Mouvement Salésien des Jeunes (MSJ)
Le Mouvement Salésien des Jeunes est une expérience de vie en groupe, de vie associative et d’engagements éducatifs particuliers dans différents milieux (Centre de jeunes-oratoire, école, paroisse, territoire) qui partage les valeurs de la "spiritualité salésienne des jeunes".
Placé sous le thème : « Avec Don Bosco et Marie Dominique, continuer une histoire qui dure : Jeunes apôtres, Jeunes protagonistes, Jeunes pour les jeunes.», le MSJ édition 2009 a réuni 62 jeunes filles et garçons venus des Cités de jeunes de Mimboman, de Marie Dominique, d’Ebolowa, de l’Institut Technique Don Bosco d’Ebolowa et de la Paroisse Mvog-Ada anglophone.
Salésiennes et salésiens ont tour à tour présenté les aspects de la vie de Don Bosco, Marie Dominique, Dominique Savio et Laura Vicuña, invitant les jeunes à vivre leur vie à la lumière de ces saints et bienheureux. A la suite de différents exposés, des travaux en carrefours se sont déroulés, suivis de mises en commun.
Outre les exposés et travaux en carrefours, plusieurs activités ont ponctué cette rencontre. Au programme, une présentation des Cités par un power point, des chants et des sketches, une soirée culturelle, les baignades à la mer, la célébration pénitentielle, les célébrations eucharistiques. La session MSJ 2009 s’est achevée par une célébration eucharistique, à la fin de la quelle a été lu le communiqué final.
DES JEUNES DONNENT LEURS IMPRESSIONS
Comment as-tu trouvé le MSJ et qu’as tu retenu pour ta vie et celle des autres ?
ALINE : Tout a été bon : la formation, la nourriture. J’ai retenu que les jeunes doivent s’engager et avoir des objectifs dans leur vie. Je suis engagée à la chorale et au cop’ monde.
ROLAND : Ce qui va m’aider dans ma vie c’est ma façon de vivre en communauté, vivre avec les autres et comprendre la parole de Dieu. Ces saints représentent une grande image, ce n’est pas seulement les personnes âgées qui peuvent être saints mais aussi les jeunes. Avec Dominique, je veux m’engager dans ma vie de foi et pour la transformation de la société. J’ai trouvé bien la vie en groupe. Comme message à rapporter aux jeunes d’ Ebolowa, je vais partager avec eux la vie de Laura, Dominique et Marie Dominique afin qu’ils découvrent des aspects de ces personnages.
CELESTINE : Etre des apôtres des jeunes, c’est ce que j’ai retenu du MSJ. Ces saints sont des modèles qu’il faut suivre. Pour être apôtre, je vais me sacrifier pour les jeunes parce que ce n’est pas facile de les aborder. Je vais essayer de les amener à prier ensemble, à faire de bonnes actions pour les autres, à nous aider à vivre ensemble, à comprendre les problèmes des autres jeunes.
MagEy
dimanche 5 avril 2009
Allégorie 3 : le patropolicide
Kemsame était connu dans toute la contrée pour ses atrocités et sa cruauté.
On disait de lui qu’il buvait du sang humain, mangeait la viande humaine boucanée.
Face à ce règne de terreur, survint Kemboura (homme qui nous sauve). Kemboura organisa une rébellion. Il se retira dans la forêt sacrée. Avec ses compagnons, ils chassaient les lions, se nourrissaient de leur chair et se couvraient de leur peau. Ils mangeaient également des herbes amères, des oignons sauvages aux vertus mystiques. Ces herbes et oignons avaient le pouvoir de rendre invisible, invincibles etc.
Kemboura et sa suite attaquaient Kemsame. Ils l’évinçaient. Trop orgueilleux pour accepter sa défaite, Kemsame se donna la mort.
Kemboura prit les arènes du pouvoir.
Il rassemble tout le royaume. Il l’abreuva d’un discours fleuve plein de sophisme ou paralogisme.
-Dés aujourd’hui, notre royaume devient un Etat, … Je supprime les tributs que vous me deviez, … m’importe quel fils de notre Etat peut être Président, s’il est sage et que le peuple le désire,… aucun Président de notre pays n’excèdera trois ans, moi, en premier lieu, …etc.
Le peuple s’exclamait :
- Kemboura ! Kemboura !
Le pays vivait dans la tranquillité. Un, deux ans ont passé. A la troisième année, les choses commençaient à aller mal. Le peuple se lamente.
A la fin de la troisième année, Kemboura convoqua tout le peuple.
- L’appétit vient en mangeant ! Débutait-il son discours.
Puis se lança dans un interminable discours.
- Vous savez, nous vivons très bien et je crains que celui que vous allez choisir bientôt ne soit pas capable de diriger notre pays. Mon souci de voir notre pays prospérer m’amener à demeurer encore Président. (…)
Pour terminer, il ajouta :
- L’appétit vient en mangeant ! Seul la mort m’arrachera du pouvoir !
Un bourdonnement se fit entendre dans la foule. Chacun prit la direction de chez lui.
Du jour au lendemain, les choses s’empiraient.
Un jour Kemboura fit un songe. Une voix lui chantait :
Homme à la recherche de sa panse
Tu as assez rempli ton sac
Quelle politique fais-tu ?
Tu enfonces le pays dans le gouffre, je pense
Qu’il est temps que tu te barres !
Tu gueules, cries partout au changement
Mais de quel changement s’agit-il ?
Une fois à la commande
Le navire sombre dans l’océan de l’injustice
Le peuple crie au scandale
Les mécontents prennent le chemin des montagnes
Le volcan explose sous les collines
Le peuple est en débandade sans pause
Tu prends la parole pour le rassembler
Aussi naïf que l’hyène, il s’assemble
Tu le dupes, marches sur les crânes
Le mal s’enracine
Et on se retrouve à la case de départ
Politicien quand changeras-tu ?
Le matin, il fit venir ses marabouts et leur demanda ce que son songe signifiait. Sans hésiter, ces derniers lui firent savoir qu’il est urgent de quitter le pouvoir.
Mécontent, Kemboura les accusa de vouloir fomenter un coup d’Etat. Il les passa au bûcher. Le mal s’enracina.
Pour en finir, son fils aîné Tchaouye ( Tête dure ) le tua. « Que mon père meure pour que vive le peuple » était sa devise !
Il réorganisa le pays. Attentif à la voix qui avait chanté à son père dans son songe. Il précipita les choses. Un nouveau Président fut élu.
Il se retira dans son village pour le reste de sa vie.
Désormais, à chaque fin de trois ans, le peuple choisissait son Président. Aucun n’excéda six ans. Le pays prospéra. Le peuple était libre. Personne ne se plaignait trop.
Ce pays splendide, existe dans le cœur de chacun homme. Il suffit que l’homme le veuille pour qu’il soit effectif et sous qu’importe quel cieux.
samedi 14 février 2009
14 Février, St Val, Fête de l’Amour !

A l’origine, selon certaines légendes, cette fête était la célébration de l’amour conjugal avec tous les soins qui l’entourent (des éloges, des lettres, des poèmes etc.). Aujourd’hui, l’amour sublime, élogieux comme dans la littérature du 18 siècles ou les poèmes shakespeariens tend à disparaître. L’amour devient génitalité ou est orienté vers la génitalité avec toutes les conséquences dont souffre le monde juvénile.
Célébrer cette fête ou cette journée à mon avis serait d’une façon générale de célébrer l’amour. L’amour au sens général et non au sens particulier orienté vers deux personnes de sexes opposés. Notre siècle est en mal de l’amour sinon comment comprendre tous ces maux qui nous gangrènent : vol, corruption, exploitation, tuerie, infidélité, avortent, etc. Même si l’être humain est naturellement habité par ce dualisme faire le bien et le mal, s’il règne un vrai Amour, le mal serait moindre. Et le monde serait un peu plus meilleur qu’il ne l’est maintenant. Car selon le texte de St Paul aux Corinthiens (1Cor13, 1-13), l’amour est absence du mal. On pourrait se demander alors pour quoi tant de mal si Dieu pour les croyants est Amour ? Les théologiens tranchent l’Homme est libre de ses actes et en aucun cas Dieu ne le contraint et ne peut le déterminer à agir contre sa volonté.
Cette fête génère pas mal de bisness : des cadeaux à donner, des repas à offrir etc. Les cadeaux occupent tellement de place que l’expression d’un je t’aime dénué de tout intérêt n’existe plus. "On mange le je t’aime " comme on entend par ici. Célébrer l’amour qui devrait être source de joie et d’allégresse devient tristesse et angoisse. Et pourtant la vie est si simple et nous nous la compliquons trop au point qu’elle devient calvaire.
Je vous aime et vous offre comme cadeau ce texte de St Paul :
J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ;
L’amour rend service ;
L’amour ne jalouse pas ;
Il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
Il ne fait rien de malhonnête ;
Il ne cherche pas son intérêt ;
Il ne s’emporte pas ;
Il n’entretient pas de rancune ;
Il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
Il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais.
jeudi 12 février 2009
Fête de la jeunesse à Yaoundé !
Ce 11 février 2009, un gigantesque défilé des différents établissements scolaires et associations des jeunes à Yaoundé a couronné la fête.
Vers 8H, les alentours de la Place du 20 mai étaient pris d'assaut par les différents Établissements scolaires et Association des jeunes. Les policiers dévient la circulation, des bus et cars débarquent les élèves,
certains par groupes se convergent vers la Place du 20 mai.A 10h 20, commence le défilé. Tour à tour, les enfants et jeunes magnifiquement habillés, des différents établissements primaires, secondaires, universitaires, des instituts et associations de jeunes de Yaoundé, passeront devant les autorités, au rythme de la fanfare, des pas de danse et des refrains qu'ils scandent eux-mêmes. Certains groupes portent des banderoles et pancartes sur lesquels on pouvait lire : « Jeunesse camerounaise fait sienne la devise, aide-toi le ciel t'aidera », « Jeune du Cameroun, unissons-nous contre les vulnérabilités en milieu jeunes », « Démocratie et bonne gouvernance, c'est notre idéale » etc. D'autres brandissent des mouchoirs blancs, l'emblème de la lutte contre le sida.
Des symboles et slogans qui sans doute traduisent leur aspiration à être bien formés et à avoir une vie descente. Cette vie descente est loin de se réaliser pour beaucoup de jeunes camerounais.
Vers 12H, commence une fine pluie, le défilé continue. Quelques instants, la pluie s'intensif
ie, le public se met à l'abri, le défilé se poursuit. La pluie s’arrête, à 13h, le défilé prend fin avec le passage des jeunes de certains partis politiques, notamment celui au pouvoir.Les jeunes des mouvements d'actions catholiques comme la J.E.C (Jeunesse Estudiantine Chrétienne), les scouts, les copains du monde et les enfants et jeunes malvoyants et sourds-muets ont pris part au défilé.
Le rendez-vous est pris pour l'année prochaine et d'ici là les jeunes espèrent que les hommes politiques, les religieux et leurs parents s'attèleront à rendre leur vie encore plus meilleure.
Le traditionnel message du Président aux Jeunes
A la veille de la fête, le Président de la République, a délivré un message aux Jeunes. Dans ce message, il a dressé la litanie des réalisations faites en faveur de la jeunes : création de 155 nouveaux établissements; augmentation des enseignants (2000 nouveaux); des cités universitaires en voie d'achèvement à Yaoundé I, constructions des complexes omnisports en cours à Yaoundé II et à Douala ; l'installation des équipements satellitaires et des serveurs de deux universités numériques à l'université de Yaoundé I, allocation budgétaire de 204 milliards au secteur de l'éducation etc. Pour le Président de la République, « l’Etat fait un effort considérable pour la jeunesse, qu’il s’agisse de l’éducation au sens le plus large ou de l’insertion socioprofessionnelle. Les chiffres sont là pour en témoigner. Tous secteurs confondus, il consacre près du cinquième du budget national aux activités concernant les jeunes. Cela est nécessaire. Cela est normal. Il serait tout aussi normal que les sacrifices ainsi consentis par la Nation trouvent leur contrepartie dans un engagement fort de votre part au service du développement de notre pays. Au delà de vos ambitions personnelles, d’ailleurs légitimes, vous devez vous demander ce que vous pouvez faire pour votre pays. A cet égard, les connaissances et les techniques que vous avez acquises seront des contributions importantes à la réalisation des projets stratégiques qui assureront l’avenir du Cameroun.» Il a terminé son message en exhortant les jeunes à participer à la réussite de ce grand dessein national.
Il est certes vrai comme l’a énuméré le Président de la République, ces réalisations sont faites pour contribuer au bien être de la jeunesse camerounaise mais le quotidien de la majorité de cette jeunesse est autre. Les jeunes sont confrontés aux réels problèmes de l'éducation aux valeurs, à la formation professionnelle, à l'insertion dans le monde de l'emploi et au chômage galopant.
MagEy
